Infirmiers(ères), aide-soignants(es), aides à domicile, kinés(ées) se sont une nouvelle fois réunis dans la rue pour confier leurs attentes ainsi que leurs revendications alors que le « Ségur de la Santé » s’achève vendredi, mais pas leur ras-le-bol, reflet de conditions de travail qui se dégradent d’années en années symptomatique d’un manque de reconnaissance…

Beaucoup ont le sentiment que la prime « Covid » n’est qu’un pansement sur une jambe de bois et ne sert qu’à apaiser les tensions sous répondre aux vraies attentes du personnel soignant.

Mickaël et Isabelle représentants du personnel soignant

Ci dessous l’interview d’Isabelle aide soignante et représentante CFDT :

Isabelle est aide-soignante à l’Ephad Champs Manceaux, à Rennes, et déléguée CFDT.

« Nous, ce qu’on attend, c’est une revalorisation de nos professions, de meilleures conditions de travail et, surtout, des recrutements pour le bien-être de nos résidents.

Lors du Covid, on a eu la chance d’avoir du personnel qui venait d’autres services, en renfort dans nos établissements. Et on a bien vu qu’on était mieux entourés et que les conditions de travail étaient autres. Ce qui nous manque, c’est des effectifs pour prendre soin de nos résidents, prendre soin aussi de nous parce qu’on a quand même un rythme assez speed, on va dire.

Ce qui est bizarre c’est qu’on s’intéresse aux personnels hospitaliers ou en Ephad depuis l’apparition du Covid. Je trouve ça un peu grave qu’on en arrive à ce point-là.

Parce que nos revendications, elles datent déjà de plusieurs années et que ça n’aboutit pas…« 

« Les 6 milliards, moi, je demande à voir. C’est très bien s’il y a une avancée mais, après, comment se fait la répartition ? Qu’est-ce qu’on en tire quoi ? Parfois, on nous promet des choses mais, au fil du temps, on voit que le budget ne représente pas grand-chose par rapport au nombre de salariés qui représentent le secteur médical.

Là, j’ai 25 ans d’expérience, voire 30 ans et je suis à 1 700 euros nets, primes comprises. Des primes qui ne sont pas prises en compte dans nos retraites. Et au total, ça peut faire une sacrée différence quand on part en retraite. »

Retrouvez ci dessous la suite du reportage France 3 ouest :

https://france3–regions-francetvinfo-fr.cdn.ampproject.org/v/s/france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/segur-sante-maux-soignants-1848608.amp?usqp=mq331AQFKAGwASA%3D&amp_js_v=0.1#aoh=15935865838560&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&ampshare=https%3A%2F%2Ffrance3-regions.francetvinfo.fr%2Fbretagne%2Fille-et-vilaine%2Frennes%2Fsegur-sante-maux-soignants-1848608.html

En effet et pour info, le 25 mai dernier, Édouard Philippe, Premier ministre, et Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, ont lancé le Ségur de la santé.

Une consultation en ligne à destination des soignants et des personnels des établissements sanitaires et médico-sociaux, et des professionnels exerçant en médecine de ville s’est tenue du 8 au 22 juin.
De nombreux témoignages et retours d’expérience, sont venus enrichir les travaux du Ségur de la santé.

Vous retrouverez, L’ensemble de ces travaux doit se terminer mi-juillet, aux accords de la santé. les conclusions du Ségur de la santé sur ce lien : https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/segur-de-la-sante-une-grande-concertation-avec-les-acteurs-du-systeme-de-sante/

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