« Construisons le secteur sanitaire, social et médico-social de demain. Quoi qu’il en coûte ! » Le mot de d’ordre de la journée de mobilisation nationale du 16 juin est clair. Partout dans les territoires et les établissements, les militants CFDT du privé et du public font entendre leur colère, que ce soit sur les carrières et rémunérations, la qualité de vie au travail, le temps de travail ou la protection sociale.

Ce sont ces mêmes revendications qui sont portées par la CFDT dans le cadre du Ségur de la santé, lancé par Emmanuel Macron, et dont les conclusions sont attendues à la mi-juillet. Pour le ministère de la Santé, ces travaux doivent permettre la mise en place d’« un système de santé encore plus moderne, plus résilient, plus innovant, plus souple et plus à l’écoute de ses professionnels ».

Investir dans la santé

« Il faut surtout investir et reconnaître l’engagement de l’ensemble des personnels soignants et accompagnants », répond la Fédération Santé-Sociaux. La crise sanitaire a montré les limites du système de soins français et la nécessité de « construire le monde d’après ». « Après les applaudissements de 20 heures, le rideau ne doit pas retomber sur les réalités des professionnels de la santé, prévient sa secrétaire générale, Ève Rescanières. La lumière est enfin braquée sur des métiers et fonctions jusqu’ici mal considérés, mal payés, très souvent occupés par des femmes et notamment par les travailleuses de l’aide à domicile. » Même discours du côté de la Fédération Interco, qui souhaite enfin voir reconnu le travail des personnels des établissements sociaux et médico-sociaux territoriaux. « Leur contribution au service public doit être mieux reconnue. »

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