La CFDT demande depuis très longtemps, une meilleure prise en compte de l’usure professionnelle chez les professionnelles de la Petite enfance. Ainsi, nous vous avions alerté au comité technique de décembre dernier avec la mise en place du RIFSEEP médico social.

La candidature à l’appel à projets du Fonds national de Prévention de la CNRACL sur la prévention des risques professionnels et l’amélioration des conditions de travail des auxiliaires de puériculture constitue une très bonne nouvelle et un signal positif dans la prise en compte de cette usure.

De nombreux éléments vont particulièrement dans le bon sens et rejoignent nos constats, revendications que nous avons pu faire également dans le cadre du CHSCT :

  • Le fait que soit bien prise en compte l’usure psychologique en plus de l’usure plus évidente de l’usure physique
  • La méthode participative et active des professionnelles, en y ajoutant un point de vigilance sur le temps et l’énergie que cela va prendre, dans un contexte de profond changement déjà la DPE avec la PSU et le changement organisation du temps de travail.
  • Le partage d’expériences avec d’autres collectivités ou organismes
  • L’accompagnement par des intervenants extérieurs
  • L’état des lieux approfondi et partagé avec les OS. En plus des éléments cités dans le rapport, la CFDT sera attentive à l’intégration également d’une analyse quantitative et qualitative de l’absentéisme. Cela facilitera et favorisera l’évaluation de la diminution effective de l’absentéisme.
  • Une meilleure reconnaissance de la professionnalisation de plus en plus importante de ces métiers, traditionnellement associés aux fonctions maternelles et féminines et qui a conduit à une sous-évaluation de l’usure physique et psychologique.
  • Une meilleure personnalisation de l’accompagnement à une évolution professionnelle, en lien également avec le plan de développement des compétences de la DPE et de la DSS en général

2 bémols cependant :

Nous regrettons que ne soit pas précisé dans le rapport, contrairement à ce qui a pu se dire dans nos échanges, le fait que les EJE et surtout les AT ne figurent pas dans les bénéficiaires et participantes à la démarche. Nous vous demandons un éclaircissement à ce sujet en séance.

Nous demandons également, comme nous avons pu le faire également dans nos échanges précédents, à ce que ce plan soit mis en œuvre, avec des moyens financiers et humains adéquat, même si la candidature n’aboutit pas. Pouvez-vous nous préciser ce point également en séance.

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