Pouvoir d’achat

POUVOIR D’ACHAT : LES MESURES D’URGENCE SUR LES RAILS

Conseil supérieur – Fonction publique de l’État du 12 juillet 2022

Le Ministre a ouvert la séance du CSFPE qui n’avait que deux textes à examiner, relatifs à la mise en œuvre des annonces faites lors de la conférence salariale du 28 juin 2022 pour la catégorie B.

 Le ministre a également donné un certain nombre d’informations :

  • Les textes de reconduction de la GIPA sont signés. La publication est donc imminente. Le taux d’inflation retenu pour la période 2018-2021 est de 4,36 %. De fait, le nombre de bénéficiaires sera en hausse et avoisinera les 100 000 agents. La GIPA s’applique aussi aux contractuels rémunérés en référence à un indice.
  • Pour le forfait mobilités durables, le décret est à venir et la date d’effet sera le 1er janvier 2023.
  • Enfin, sur la participation employeur aux frais de restauration collective et sur l’élargissement du nombre de bénéficiaires (relèvement du seuil de 54 points d’indice) : le texte sera signé prochainement et entrera en vigueur au 1er septembre.

La CFDT avait déposé un amendement pour que les mesures d’urgence sur la grille de la catégorie B s’appliquent au 1er juillet, comme pour la hausse de la valeur du point, même si la rétroactivité ne peut se faire sans mesure législative spécifique. La CGT, FO et Solidaires se sont abstenus. FSU, Unsa, et CGC ont voté pour.

Sur l’ensemble des textes :

Pour : Unsa, CFDT, CGC

Contre : FO

Abstention : CGT, FSU, Solidaires

Les textes sont donc adoptés par le CSFPE.

Pouvoir d’achat : le point d’indice des fonctionnaires revalorisé de 3,5 %

Le gouvernement a annoncé ce mardi une revalorisation des salaires dans la fonction publique légèrement supérieure aux propositions initiales, mais inférieure aux attentes des syndicats et à l’inflation. Le coût de la mesure s’élève à 7,5 milliards d’euros.

Une revalorisation de 3,5 % pour l’indice des traitements de la fonction publique . C’est ce qu’a annoncé le gouvernement aux partenaires sociaux, en ouverture d’une conférence sociale, ce mardi matin.

Stanislas Guerini, le nouveau ministre de la Transformation et de la Fonction publiques. (AFP)

Cette revalorisation serait légèrement supérieure à la fourchette évoquée initialement par le cabinet de Stanislas Guerini, le nouveau ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, qui allait de 1,5 % et 3 %. Elle demeurerait néanmoins inférieure à l’inflation, attendue à 5,5 % pour l’ensemble de l’année 2022 , avec des pointes attendues entre 6,5 % et 7 % en septembre, selon l’Insee.

Pour rappel :

Qu’est-ce que le point d’indice ?

Le point d’indice sert à calculer le salaire brut d’un fonctionnaire. Son traitement mensuel est ainsi calculé en multipliant la valeur du point d’indice par l’indice majoré propre à chaque fonctionnaire et défini en fonction de son échelon, son grade, son cadre d’emploi et son ancienneté (indice qui apparaît en haut de la fiche de paye).

Calculez votre traitement mensuel brut (rémunération principale hors primes)

La valeur du point d’indice s’élève à 4.68602 € depuis le 1er février 2017 et donc avec cette augmentation de 3,5%, cette valeur passe à 4,849 au 1er juillet 2022.

Sur les payes d’août (rétroactivité au 1er juillet)

la CFDT-Fonctions publiques a pesé pour que soit mentionné dans le texte un objectif de justice sociale, « car n’agir que sur la valeur du point est à l’avantage des rémunérations les plus élevées ».

Luc Farré, le secrétaire national de l’Unsa chargé de l’action publique, a twitté l’information. La revalorisation prendra effet « dès le 1er juillet donc avec effet rétroactif sur les payes d’août pour un coût de 7,47 milliards euros », a-t-il indiqué. Pour l’Unsa, « le dégel est une étape importante mais 3,5 % est insuffisant ». Le syndicat « considère qu’il s’agit d’une première étape ».

« Plus on s’approche du taux d’inflation, plus le gouvernement sera crédible », avait-il expliqué la veille aux « Echos ». Le syndicat souhaite une revalorisation de 10 %, à l’instar de la CGT, car le point d’indice n’a pas bougé depuis cinq ans et la rémunération des fonctionnaires évolue peu depuis une dizaine d’années.

A la CGT, Céline Verzeletti insiste également sur la nécessité de réindexer le traitement des fonctionnaires sur l’inflation, comme au début des années 1980, et de remonter jusqu’à janvier pour la revalorisation rétroactive. « Si nous sommes satisfaits du dégel du point, nous estimons que la revalorisation de 3,5 % n’est pas à la hauteur des urgences sociales et salariales, et nous venons de le dire à Stanislas Guérini », indique-t-elle.

Un calendrier de mesures pour 2022

Le gouvernement prévoit un calendrier de mesures tout au long de l’année. En juillet, un décret point d’indice doit revaloriser la catégorie B type, en Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat. Cette mesure sera transposée aux versants hospitalier et territorial en septembre-octobre, et aux statuts particuliers hors B type.

L’indemnité individuelle de garantie du pouvoir d’achat (Gipa) va également être reconduite via un texte réglementaire en juillet, pour éviter à certains de voir leur traitement indiciaire brut progresser moins vite que l’inflation. La Gipa sera mise en paiement fin 2022 ou début 2023.

En août ou septembre, le forfait mobilités durables (FMD) qui permet la prise en charge des trajets domicile-travail à vélo jusqu’à 200 euros, sera étendu par décret, avec une entrée en vigueur l’année suivante.

Le 1er septembre, la prestation interministérielle (aide aux enfants handicapés, aux vacances, à la restauration) sera augmentée.

Ecrasement des grilles

Fin 2021, le gouvernement avait annoncé un alignement du minimum de rémunération des fonctionnaires sur le SMIC , mais pas de mesure générale. Vu la multiplication des revalorisations du SMIC ces derniers mois, cela signifie que le bas des grilles est de plus en plus écrasé.

C’est pourquoi les partenaires sociaux réclament également une révision urgente des grilles. Comme le fait remarquer la CFDT, les agents de catégorie C restent quatre ans au SMIC avant une augmentation de 8 euros par mois ; les agents de catégorie B sont recrutés au même indice et restent au SMIC pendant quatre ans ; les agents de catégorie A sont recrutés avec un indice à peine supérieur de 10 % au SMIC. Un tassement peu incitatif.

Inflation : la hausse des prix de 10 produits et services du quotidien

Source : Les échos (AFP)

Suite à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, SUD, CGT, UGICT, UNSA): Mobilisation des agents pour défendre leur pouvoir d’achat

En cette période d’inflation des prix, une centaine de fonctionnaires territoriaux ont manifesté ce vendredi à Rennes pour exiger une revalorisation de leurs rémunérations, chèques déjeuners compris.

La grève des agents territoriaux qui, face à l’inflation, veulent une augmentation de leur point d’indice, « gelé depuis dix ans », commentent les syndicats, ainsi qu’une révision de leur régime indemnitaire (les primes) et des chèques déjeuners.

L’intersyndicale a été reçue dès le jeudi 9 juin veille de la mobilisation : Voici les infos à chaud :

La première revendication dépend de l’État. Les deux autres de la collectivité qui les emploie. C’est pourquoi, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, Sud Solidaires et Unsa), une centaine d’agents ont manifesté devant le siège de Rennes métropole, ce vendredi en fin de matinée.

6 500 agents concernés

Au-delà des écoles, plus de 6 500 fonctionnaires territoriaux de Rennes, Rennes métropole et du Centre communal d’action sociale sont concernés. « Notre chèque-déjeuner d’une valeur de 7 € est financé à 53 % par la collectivité qui nous emploie, nous demandons que sa contribution soit portée à 60 %, compte tenu de l’inflation, ainsi qu’une augmentation de la valeur faciale à 8 € », expliquent les délégués syndicaux. Ils demandent aussi une baisse du tarif des cantines, accessibles aux agents, pour porter le prix des repas à 3,20 € au lieu de 4,70 €.

L’intersyndicale a été reçue, jeudi 9 juin 2022, par Emmanuelle Rousset, élue aux ressources humaines, qui comprend ces revendications et demande au gouvernement de « donner une visibilité aux employeurs locaux sur le niveau de la revalorisation du point d’indice ». Laquelle aura une incidence « sur les finances de nos collectivités ». Alors seulement « des discussions pourront s’engager avec les organisations syndicales sur le pouvoir d’achat ».

Source extraite : Ouest-France Laurent LE GOFF.

Publié le 10/06/2022 à 16h48

Hausse du coût de la vie : L’inflation accélère en France à 5,2% sur un an en mai

L’inflation a dépassé la barre symbolique des 5%, selon les estimations publiées mardi par l’Insee.

Un niveau qui n’avait pas été atteint depuis 1985.

ls n’en finissent plus de grimper. Les prix à la consommation ont augmenté de 5,2% sur un an, au mois de mai, selon de premières estimations publiées par l’Insee mardi 31 mai.

Un tel niveau d’inflation n’avait plus été atteint depuis 1985, dernière année au cours de laquelle la barre symbolique des 5% avait été dépassée.

« Concrètement cette hausse veut dire qu’un Français a dû dépenser 5% de plus au mois de mai pour maintenir sa consommation au même niveau », explique l’Insee auprès de Franceinfo. L’Institut national de la statistique et des études économiques précise également que le chiffre de 5,2% est une moyenne qui cache des disparités « assez fortes ».

« La hausse est en réalité beaucoup plus forte pour les ménages qui sont plus dépendants de la voiture. Mais aussi pour les ménages les plus modestes pour lesquels les dépenses alimentaires pèsent plus lourd dans le budget », ajoute l’Insee.

Dans le détail, la hausse du coût de l’énergie est toujours le principal moteur de l’inflation. Tirée par l’envolée des cours du pétrole, l’augmentation des prix de l’énergie a été de 28% sur un an au mois de mai, après avoir atteint 26,5% en avril.

Mais le boom des prix se ressent également plus fortement dans l’alimentaire. La hausse des prix dans l’alimentation a en effet atteint 4,2% au mois de mai, contre 3,8% en avril. « Nous commençons à voir une diffusion de l’inflation qui était principalement cantonnée au départ sur l’énergie et qui commence à toucher les autres secteurs », commente l’Insee.

Source : Franceinfo