pacte pouvoir de vivre

Suite à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, SUD, CGT, UGICT, UNSA): Mobilisation des agents pour défendre leur pouvoir d’achat

En cette période d’inflation des prix, une centaine de fonctionnaires territoriaux ont manifesté ce vendredi à Rennes pour exiger une revalorisation de leurs rémunérations, chèques déjeuners compris.

La grève des agents territoriaux qui, face à l’inflation, veulent une augmentation de leur point d’indice, « gelé depuis dix ans », commentent les syndicats, ainsi qu’une révision de leur régime indemnitaire (les primes) et des chèques déjeuners.

L’intersyndicale a été reçue dès le jeudi 9 juin veille de la mobilisation : Voici les infos à chaud :

La première revendication dépend de l’État. Les deux autres de la collectivité qui les emploie. C’est pourquoi, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, Sud Solidaires et Unsa), une centaine d’agents ont manifesté devant le siège de Rennes métropole, ce vendredi en fin de matinée.

6 500 agents concernés

Au-delà des écoles, plus de 6 500 fonctionnaires territoriaux de Rennes, Rennes métropole et du Centre communal d’action sociale sont concernés. « Notre chèque-déjeuner d’une valeur de 7 € est financé à 53 % par la collectivité qui nous emploie, nous demandons que sa contribution soit portée à 60 %, compte tenu de l’inflation, ainsi qu’une augmentation de la valeur faciale à 8 € », expliquent les délégués syndicaux. Ils demandent aussi une baisse du tarif des cantines, accessibles aux agents, pour porter le prix des repas à 3,20 € au lieu de 4,70 €.

L’intersyndicale a été reçue, jeudi 9 juin 2022, par Emmanuelle Rousset, élue aux ressources humaines, qui comprend ces revendications et demande au gouvernement de « donner une visibilité aux employeurs locaux sur le niveau de la revalorisation du point d’indice ». Laquelle aura une incidence « sur les finances de nos collectivités ». Alors seulement « des discussions pourront s’engager avec les organisations syndicales sur le pouvoir d’achat ».

Source extraite : Ouest-France Laurent LE GOFF.

Publié le 10/06/2022 à 16h48

Mobilisation le 10 juin 2022 pouvoir d’achat : Vivre ou survivre ?

Rassemblement le 10 juin à partir de 11h

Devant l’Hôtel de Rennes Métropole (métro Clemenceau)

Nous revendiquons avec vous :

– La revalorisation du chèque déjeuner,

– L’augmentation significative du RIFSEEP

Énergie, carburant, prix alimentaires… tout augmente, sauf les salaires !

Le Ministre de l’Économie nous l’a dit : « le travail doit payer ». Bien ! Faut-il lui faire confiance pour augmenter significativement le traitement des fonctionnaires et des contractuels ? On en doute…

Ce qui paye, c’est une négociation à tous les niveaux, locale et nationale, avec des organisations soutenues par une mobilisation massive des agents de la Fonction Publique et de tous les salariés.

Sans cette mobilisation, il faudra continuer de se serrer la ceinture !

 Lors de nos passages, de nos assemblées générales, les organisations syndicales ont entendu la souffrance des agents. La CFDT, SUD, CGT et CGT / UGICT et l’UNSA ont décidé de se constituer en intersyndicale, de déposer un préavis de grève et d’organiser un

Hausse du point d’indice des fonctionnaires : « Il était temps ! » affirme la secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques

Selon Mylène Jacquot, « cela fait des mois que la CFDT le dit au gouvernement ! »

Depuis plusieurs années, la CFDT revendique le dégel du point d’indice, et cela d’autant plus ces derniers mois, l’inflation est repartie à la hausse depuis près d’un an.

C’était une mesure (très) attendue par les agents. Mais pour qu’elle ne reste pas un effet d’annonce,  il y a encore du travail pour la transformer en bonne nouvelle. Quel est le niveau de la hausse ? Comment avoir une traduction pour tous les contractuels ? Quel est le calendrier ? Son application doit être rapide et avec effet rétroactif.

Le dialogue social doit être repris pour une remise à plat et une négociation de l’ensemble des rémunérations des agents publics et pour gagner une meilleure lisibilité des réformes annoncées.

Mylène Jacquot lors d’une manifestation à Paris.

Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse CFDT à ce sujet :

« Il était temps, cela fait des mois que la CFDT le dit au gouvernement ! » a déclaré Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques, invitée sur france info ce 14 mars alors que le gouvernement annonce une hausse du point d’indice des fonctionnaires. Mylène Jacquot admet un certain soulagement : « Ouf ça y est, le tabou est tombé : l’ensemble des agents publics subissent l’inflation ! Et à un moment, il faut tenir compte de cette réalité et se dire que la seule mesure qui permet de compenser ces difficultés, c’est une hausse de la valeur du point ». Elle ajoute néanmoins : « C’est une nouvelle attendue, c’est sûr, de là à ce que ça devienne une bonne nouvelle, il manque encore un certain nombre d’éléments d’information. »

Le gouvernement l’assure, par la voix de sa ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, « ce n’est pas une mesure électoraliste« . A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle et quelques jours avant une mobilisation interprofessionnelle, son cabinet a annoncé, lundi 14 mars, que le point d’indice servant à calculer le traitement de millions d’agents publics serait revalorisé d’ici à l’été. L’inflation n’a jamais été « aussi forte depuis 1991 », a justifié la ministre. « Notre responsabilité est de nous assurer que nous ne laissons pas le pouvoir d’achat des agents publics décrocher, en particulier par rapport aux salariés du privé. » Franceinfo revient, en questions, sur cette annonce. 

1) Qu’est-ce que le point d’indice des fonctionnaires ?

Le point d’indice est le dénominateur commun de la rémunération des 5,7 millions d’agents publics, répartis dans les trois fonctions publiques (Etat, hospitalière et territoriale). Depuis le 1er février 2017, sa valeur s’élève à exactement 4,68602 euros.

La méthode de calcul des salaires bruts est commune aux fonctionnaires et aux contractuels, explique le site de la fonction publique. Il faut multiplier « la valeur du point d’indice par l’indice majoré propre à chaque fonctionnaire ». Ce dernier est défini en fonction de « son échelon, son grade, son cadre d’emploi et son ancienneté »

>> Pouvoir d’achat : combien gagnent réellement les fonctionnaires ?

« Le système du point d’indice assure une rationalisation et une comparabilité des rémunérations des agents publics », défend Prune Helfter-Noah, porte-parole du collectif d’agents publics Nos services publics, auprès de l’AFP. Or, « quand on gèle le point d’indice et que l’inflation repart à la hausse » comme ces derniers mois, « cela se traduit par une perte de pouvoir d’achat », explique-t-elle.

2) Depuis quand ce point d’indice est-il gelé ?

Le point d’indice est gelé depuis l’élection d’Emmanuel Macron. La ministre de la Transformation et de la Fonction publiques avait d’ailleurs écarté en décembre tout dégel d’ici à la fin du quinquennat. Selon les données du ministère de la Fonction publique, les deux dernières légères augmentations (0,6%) du point d’indice étaient intervenues sous la présidence de François Hollande. La toute dernière est survenue le 1er février 2017, à quelques semaines de la précédente élection présidentielle.

Auparavant, les dégels étaient fréquents et servaient toujours à majorer la base de calcul, jamais à la dévaluer. Sous la présidence Chirac, la valeur du point d’indice a ainsi augmenté 19 fois entre 1995 et 2007, pour une augmentation totale de 10,69%. La première partie du mandat de Nicolas Sarkozy a elle aussi été marquée par cinq augmentations successives, nettement plus discrètes. La valeur du point a augmenté de 1,61% entre 2007 et 2010, avant d’être gelée.

Source : https://www.fonction-publique.gouv.fr/connaitre-point-dindice

3) Qu’a annoncé le gouvernement ?

Le cabinet d’Amélie de Montchalin a déclaré que le point d’indice allait être dégelé « avant l’été », pour la première fois depuis février 2017. Ce changement interviendra nécessairement après l’élection présidentielle ; il est donc conditionné à la réélection d’Emmanuel Macron, candidat à un second mandat. 

Selon le gouvernement, cette décision est motivée par la forte inflation. Une première estimation de l’Insee rapporte que l’indice des prix à la consommation a bondi de 3,6% au mois de février sur un an, alimenté par une flambée des prix de l’énergie aggravée par la guerre en Ukraine. La Banque de France a de son côté anticipé une progression de 3,7% à 4,4% de l’indice des prix à la consommation harmonisé en 2022.

Pour « protéger le pouvoir d’achat des fonctionnaires » et contractuels, le gouvernement a aussi choisi d’agir sur l’indemnité kilométrique perçue par les agents qui utilisent leur véhicule personnel dans le cadre de leurs fonctions. « Nous allons l’augmenter, comme pour les salariés du privé, d’au moins 10% », a précisé la ministre au Parisien (article réservé aux abonnés), et « cette mesure sera effective dans les prochains jours. »

4) De combien vont augmenter les salaires des fonctionnaires ?

Pour le moment, l’augmentation du point n’a pas été précisée. Les négociations commenceront dans les prochains jours, a dit le ministère, avec « tous les acteurs, tous les financeurs et tous les employeurs ». Impossible donc de savoir l’ampleur de l’augmentation des salaires des fonctionnaires et contractuels. En parallèle, « le système de rémunération des agents publics dans son ensemble devra être revu », a annoncé Amélie de Montchalin. 

Une première évaluation du coût de cette mesure a néanmoins été mentionnée par la ministre de la Fonction publique. Relever de 1% le point d’indice, par exemple, coûterait « deux milliards d’euros », a-t-elle déclaré au Parisien. Cette hausse « sera inscrite dans une loi de finance rectificative, qui devra être votée au Parlement cet été. » De leur côté, les syndicats estiment qu’une revalorisation de 3% coûterait de 5 à 6 milliards d’euros à l’Etat.

5) Pourquoi cette annonce est-elle une surprise ?

L’annonce d’Amélie de Montchalin tranche nettement avec les mesures précédemment annoncées pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron. Le dégel du point, réclamé de longue date par les syndicats, n’était pas d’actualité. Si elle considérait comme « légitimes » les attentes salariales des agents publics, la ministre décrivait souvent un système de rémunération « à bout de souffle ». 

Jusqu’ici, elle assumait de préférer les augmentations ciblées, à destination notamment des professionnels de la santé ou des agents publics de catégorie C (fonctions d’exécution nécessitant un BEP/CAP ou accessibles sans diplôme), les moins bien rétribués. « Avec le point d’indice, on augmente tout le monde ou personne. On a fait le choix de concentrer nos moyens vers les moins bien rémunérés », défendait-elle encore lors d’un déplacement en Haute-Vienne en janvier.

A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, le ministère a assuré à l’AFP que ces mesures avaient été décidées « sur la base de déterminants économiques ». « Cela n’est pas une décision politique, mais un amortisseur pour protéger le pouvoir d’achat des fonctionnaires » et des contractuels, a-t-il ainsi argumenté.

Source : France Info

TOUT SAVOIR SUR LE PACTE DU POUVOIR DE VIVRE

Le Pacte du pouvoir de vivre est une alliance de la société civile initiée le 5 mars 2019 par la CFDT avec 18 autres organisations. Elle compte aujourd’hui 65 membres (au 1er juillet 2021) et près de 35 groupes locaux dans lesquels sont présentes les unions régionales et d’autres structures de proximité de la CFDT.

L’article ci-dessous décrit étape par étape la genèse et l’évolution du Pacte depuis deux ans.

Vous avez également accès aux articles d’actualité du Pacte en cliquant ici.

5 MARS 2019 : LANCEMENT DU PACTE DU POUVOIR DE VIVRE

Le 5 mars 2019, la CFDT a présenté avec 18 organisations – environnementales, de solidarité et d’éducation, mutuelles et syndicats – le Pacte du pouvoir de vivre qui a construit 66 propositions pour répondre à l’urgence sociale et écologique de notre pays.

Voir l’article Syndicalisme Hebdo : [Pacte du pouvoir de vivre] 66 propositions pour un autre modèle de développement

Cette alliance inédite de 19 organisations pour agir ensemble, afin que les questions sociales et environnementales ne soient plus dissociées, répond à la nécessité de rassembler un large front d’acteurs syndicaux, associatifs, mutualistes autour d’un triple objectif : faire évoluer le débat public sur ces enjeux majeurs de société, faire entendre la société civile organisée et construire un rapport de force face à un exercice très vertical du pouvoir.

Sur le fond, les 66 propositions initiales du Pacte du pouvoir de vivre s’articulent pour simultanément lutter contre le dérèglement climatique, enrayer l’érosion de la biodiversité, améliorer le quotidien des citoyens, renforcer les pratiques démocratiques et la participation citoyenne, remettre l’exigence de solidarité et d’égalité au cœur de l’économie, et construire une société plus juste et solidaire.

Télécharger le livret du Pacte du pouvoir de vivre

LES PREMIERS MOIS DU PACTE DU POUVOIR DE VIVRE (MARS 2019 – AOÛT 2019)

Les premiers mois ont été rythmés par la consolidation de cette alliance autour d’actions communes (conférences de presse, tribunes, communiqués, rencontres avec les partis et élus), l’élargissement progressif du nombre d’organisations soutenant le Pacte (aujourd’hui au nombre de 65) ainsi que les premières mobilisations au niveau local avec actuellement près de 35 groupes locaux.

TRIBUNES ET COMMUNIQUÉS DU PACTE DE MARS À AOÛT 201913 avril 2019 : Tribune : « Le quinquennat à quitte ou double » dans le JDD avant les annonces du président de la République sur la sortie du Grand Débat.2 mai 2019 : Communiqué de presse de réaction aux annonces du président de la République suite au Grand Débat : « Face à l’urgence sociale et écologique, le compte n’y est pas ! ».22 mai 2019 : Tribune : « Un contrat de justice sociale, écologique et solidaire » dans La Croix avant les élections européennes.18 juin 2019 : Communiqué de presse et conférence de presse en réaction au discours de politique générale du Premier ministre : « Les 8 mesures d’urgence que le Premier ministre aurait dû annoncer et qu’il doit mettre en œuvre ».Voir l’article Syndicalisme Hebdo : Les signataires du Pacte du Pouvoir de Vivre maintiennent la pression

Nos propositions ont été transmises au Premier ministre qui a reçu le Pacte du pouvoir de vivre le 27 août 2019. Laurent Berger y représentait la CFDT. Si le Premier ministre n’a pas répondu concrètement sur les mesures d’urgence, il a proposé aux membres du Pacte un calendrier de travail avec les ministres sur un certain nombre de sujets évoqués : un projet de loi sur le Grand âge, la rénovation thermique des logements, la question écologique dans le pacte productif 2025, le cahier des charges des Maisons France Services et la question de la vie associative en France.

Voir l’article sur Syndicalisme Hebdo : Pacte du pouvoir de vivre : Le Premier ministre annonce un changement de méthode

TOUR DE FRANCE DU PACTE DU POUVOIR DE VIVRE (NOVEMBRE 2019 À MARS 2020)

Quelques semaines plus tard, la CFDT et les autres membres du Pacte engagent un « Tour de France du pouvoir de vivre » pour mettre en valeur toutes les actions initiées par les groupes locaux au niveau des territoires.
10 étapes sont organisées entre le 27 novembre 2020 (Liévin et Bordeaux, Nancy, Nantes, Dijon, Caen, Aix-en-Provence, Villeurbanne, Rennes et Paris. Chaque date a fait salle comble !

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Voir l’article Syndicalisme Hebdo : Pacte du pouvoir de vivre : Faire vivre le dialogue social et sociétal dans les territoires

LES ÉLECTIONS MUNICIPALES

Le Pacte du pouvoir de vivre, très présent localement, investit la campagne des élections municipales en communiquant sa grille d’analyse des 10 mesures essentielles pour des villes du pouvoir de vivre.

Voir l’article Syndicalisme Hebdo : Pacte du pouvoir de vivre : Faire vivre la démocratie

ÉLECTIONS MUNICIPALES : « LES 10 MESURES ÉCOLOGIQUES ET SOCIALES INCONTOURNABLES »

LA CRISE SANITAIRE (MARS 2020 À DÉCEMBRE 2020)

La crise sanitaire et l’annonce du confinement le 16 mars 2020 changent la donne : les organisations du Pacte se mobilisent sur leur domaine d’activités et leur expertise, souvent sur le terrain en soutien aux personnes. Les premières semaines sont pour le pays celles de l’urgence pour faire face au tsunami social lié au confinement. C’est dans cet esprit que le Pacte publie début avril un communiqué : « Parer aux urgences, préparer l’avenir ».

Alors que cette sortie de crise apparait pour beaucoup propice pour rebattre les cartes et reconstruire un nouveau modèle de développement, la CFDT et les organisations du Pacte ont alors le sentiment que les mêmes recettes risquent de réapparaitre, ou pire, certaines exigences environnementales et sociales d’être remises en cause. Pour faire entendre sa voix dans cette période, le Pacte du pouvoir de vivre publie, début mai 2020, un livret « Les 15 mesures indispensables pour la fin du confinement ».

Voir l’article Syndicalisme Hebdo : Covid-19 : Les 15 mesures d’urgence du Pacte du pouvoir de vivre

Voir la tribune du 26 juin 2020 dans Le Monde : « Face aux urgences sanitaire, sociale et écologique, la concorde ne se décrète pas, elle se construit »

Dès les premières annonces liées au plan de relance, la CFDT et les organisations du Pacte dénoncent l’absence de prise en compte des plus fragiles, « grands absents de ce plan », mais aussi le manque de contrôle et de contreparties – notamment sociales et environnementales – exigés pour les entreprises qui bénéficient du soutien financier de l’État.

Voir l’interview croisée de Laurent Berger et Christophe Robert dans Libération : Pauvreté : «A minima, il faut augmenter le RSA de 100 euros»

Voir la tribune dans Libération : Le «monde d’après» mérite un plan de relance écologique et social

LES ÉLECTIONS RÉGIONALES ET DÉPARTEMENTALES

L’urgence de la transition écologique juste, qui s’ajoute à la crise sanitaire, économique et sociale, impose la mobilisation de tous et des changements structurels majeurs qui vont transformer nos manières de vivre, de travailler, de produire, de consommer, de nous déplacer à toutes les échelles territoriales et tous les niveaux de décisions publiques. Relever ces défis exige anticipation et accompagnement au changement.
Dans le cadre des élections régionales, le Pacte du pouvoir de vivre porte ainsi 11 propositions « Pour une région du pouvoir de vivre ».

Dans le cadre de ces élections, les groupes locaux d’Auvergne Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté ou encore Île-de-France ont organisé des temps d’échanges avec les principaux candidats.

Voir les articles Syndicalisme Hebdo : 

En Auvergne-Rhône-Alpes, faire vivre la démocratie

En Bourgogne-Franche-Comté, les partenaires du Pacte du pouvoir de vivre font entendre leur voix

Télécharger le livret : « Pour une région du pouvoir de vivre »

Toutes les infos du Pacte du pouvoir de vivre sont à retrouver sur le site www.pactedupouvoirdevivre.fr et sur le compte https://twitter.com/PouvoirDeVivre

[TRIBUNE] « FACE AUX URGENCES SANITAIRE, SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE, 15 MESURES D’URGENCE »

Les 58 organisations rassemblées du Pacte du pouvoir de vivre ont proposé 15 mesures d’urgence au premier ministre et appellent, dans une tribune au « Monde », à la tenue d’une « conférence de la transformation ».

Tribune. Le 2 mai, les organisations du Pacte du pouvoir de vivre [19 organisations le 5 mars, au moment du lancement, 58 désormais, dont la CFDT, l’UNSA, la Fondation Nicolas Hulot, la Ligue de l’enseignement, la Mutualité française…] ont adressé au premier ministre 15 mesures d’urgence à mettre en œuvre prioritairement en cette période de fin de confinement. Ces propositions visent à apporter des réponses immédiates aux millions de personnes durement touchées par la crise : demandeurs d’emploi, sans-abri, ménages et jeunes précaires en difficulté pour payer leur loyer et leurs charges, se soigner, se nourrir convenablement, personnes handicapées ou âgées, migrants et réfugiés, décrocheurs scolaires…  Lire la suite ici

Les 66 propositions du « pacte pour le pouvoir de vivre »

Dans une alliance inédite, dix-neuf organisations, ONG et syndicats présentent mardi 5 mars une série de mesures pour « faire face à l’urgence sociale et économique ».

Le ton est solennel. Dans un document publié mardi 5 mars, présenté dans Le Monde par Nicolas Hulot, le président de la fondation qui porte son nom, et le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, dix-neuf organisations, ONG et syndicats mettent en garde. « Les alarmes retentissent. Qu’elles viennent de nos organisations depuis des années ou plus récemment de citoyens éloignés de la vie publique, ces alarmes disent la même chose. Un modèle de société qui génère autant d’inégalités et d’injustices et met en péril la vie sur Terre de nos enfants et petits-enfants, et de millions d’êtres humains à travers le monde, n’est plus un modèle. C’est un non-sens »écrivent ces organisations.

Lire l’entretien du Monde : Nicolas Hulot et Laurent Berger : « 66 propositions pour un pacte social et écologique »

Ces structures – dont l’UNSA, ATD quart-monde, la Mutualité française, France terre d’asile, le Réseau action climat, la FAGE… – sont rassemblées dans une coalition inédite en faveur d’un « nouveau pacte politique, social et écologique », qu’elles définissent comme « un pacte pour l’humain et pour l’humanité (…). Un pacte du pouvoir de vivre, aujourd’hui et demain, dans la dignité et le respect, un pacte qui nous engage tous ».