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Mobilisation du 8 mars 2022: La CFDT manifeste devant la préfecture d’Ille et Vilaine

En cette journée du 8 mars, journée internationale pour les droits des Femmes, la CFDT s’est mobilisée pour revendiquer l’égalité professionnelle et valoriser les travailleuses essentielles devant la préfecture d’Ille et Vilaine.

Devant la préfecture d’Ille et Vilaine

S’en est suivi un cortège jusqu’au siège du MEDEF pour soutenir nos collègues de l’interprofessionnel.

Cortège sur l’avenue Charles Tillon
Devant une affiche de Rennes Métropole pour l’égalité Hommes Femmes

CE QUE NOUS CONSTATONS

Nous voulons porter la voix de nos collègues qui n’ont pas pu venir en personne, apporter leurs témoignages.

Voici Francette qui nous dit, « Je suis aide à domicile, j’ai un contrat de deux heures par semaine mais en réalité je fais vingt heures. C’est trop peu pour le nombre de personnes à visiter alors je dépasse. J’ai eu 845 € de paie en janvier : ce n’est pas assez pour ma fille et moi. L’essence a augmenté et mes déplacements ne sont pas tous remboursés alors je gagne moins d’argent. Je suis contente d’avoir un travail mais j’aimerais gagner mieux ma vie. »  

Voici Stéphanie qui explique : «  Je suis en CDD comme auxiliaire de soins à temps complet dans un EHPAD public. Mon contrat est à 17h30, le reste en heures supplémentaires au bon vouloir de la collectivité. Je n’ai jamais la même paie. Durant la Covid, et même maintenant, on doit gérer des protocoles sanitaires qui changent tout le temps. On n’a plus le temps de s’occuper des personnes âgées. »

Voici Evelyne qui est Atsem et qui dit : « Je suis embauchée à temps non complet pour 24 heures durant les temps de classe mais je fais aussi la garderie et la cantine. Je travaille sans arrêt jusqu’au soir. Contrairement aux idées reçues, l’Atsem n’est pas seulement là pour « accompagner les enfants aux toilettes”. J’aide les enseignantes ; je fais aussi partie de l’équipe éducative. Durant les premières heures de la Covid, j’étais présente pour les enfants des soignants. J’ai eu deux fois la Covid et mon mari aussi, alors qu’il est vulnérable. On a eu peur. Pendant la période de la Covid : la désinfection des locaux et du matériel qui a servi dans la journée, être en permanence derrière les enfants afin de s’assurer qu’ils respectent les gestes barrières ! Cela a occasionné beaucoup de fatigue et des arrêts maladie. Ce travail supplémentaire et pourtant essentiel n’est pas reconnu. »

Et Marie, greffière au ministère de la justice nous explique que : « Durant le premier confinement, les tribunaux sont restés ouverts et en première ligne face aux violences des cellules familiales. C’était difficile d’entendre dans les médias que les tribunaux étaient fermés alors que nous fonctionnions sans masque, sans gel hydroalcoolique mais avec la peur au ventre d’attraper la covid et de la transmettre à nos proches au retour du travail. Ses collègues, Dominique et Sylvie, éducateur et psychologue à la justice, nous expliquent manquer de bras et de temps pour accompagner les jeunes dont ils sont responsables.

Le témoignage de Sophia : « Ça va faire 5 ans que j’exerce le métier de conseillère funéraire dans une grande entreprise. Avant la crise sanitaire c’était déjà compliqué :  on était livrés à nous-même, le management de proximité était déjà inexistant. Pendant la crise, j’ai dû faire face à un fort surcroît d’activité, d’abord parce qu’il y avait plus de défunts, et ensuite parce qu’à plusieurs reprises j’ai porté toute seule l’agence du fait de l’absence de mes collègues. On m’a aussi imposé de nombreux remplacements dans une agence très éloignée de mon domicile et de mon lieu d’embauche habituel. À un moment, je me souviens qu’un responsable m’a même demandé de faire quatre heures de route aller/retour juste pour vérifier la température des cellules réfrigérées ! Et bien évidemment on n’a jamais demandé une telle chose à mon collègue masculin. Je n’ai eu aucun retour de ma hiérarchie, personne pour reconnaître mon investissement. »

CE QUE NOUS REVENDIQUONS

Nous travaillons pour l’amélioration des conditions d’emploi, la hausse des rémunérations, la revalorisation des grilles et le dégel du point d’indice pour tous ces métiers.

Oui, le Gouvernement a fait des annonces mais depuis le Ségur, il y a un saucissonnage et un saupoudrage des revalorisations qui les rendent incompréhensibles et injustes. Tu n’es pas dans un établissement financé au titre de l’article xx du code xx tu n’a pas le droit à la revalorisation !

Tu n’as pas le bon grade, tu n’as pas le droit à la revalorisation. Tu n’es pas dans le bon service, tu n’as pas la revalorisation alors que tu assumes les mêmes tâches !!

La CFDT veut aussi permettre l’amélioration des conditions de travail et l’anticipation de l’usure professionnelle par le développement de plan de formation, de transition ou de reconversion professionnelle. Nous revendiquons de favoriser les déroulements de carrière, d’augmenter la quotité de travail pour vivre décemment de son travail et nous dénonçons les temps non complets imposés,.

Les employeurs se plaignent du manque d’attractivité des métiers de la fonction publique : « On ne trouve plus personne ! » disent-ils. En augmentant les temps de travail des agents qui sont à temps partiel imposé, on réduirait déjà les difficultés. Ils comptent trop souvent sur l’implication et l’engagement des personnels, leur sens du service public mais cela ne justifie pas de précariser les personnels.

À la CFDT nous revendiquons du temps et des moyens humains, nous revendiquons de l’humanité, nous revendiquons des sourires, nous revendiquons du lien, nous revendiquons de faire société. Faire reconnaitre ces métiers comme essentiels c’est leur donner un salaire à la hauteur de leur utilité sociale et des conditions de travail décentes. 

Interco CFDT se bat pour que les Invisibles des réformes soient entendues, pour que les invisibles de la société soient vues. Vous les avez applaudies ? Payez-les !

Voici quelques exemples de pancartes revendicatives portées lors de la mobilisation :

Les 6 propositions de la CFDT pour la rémunération des contractuel.le.s

Dans le cadre des négociations sur la rémunération des contractuel.le.s, la section CFDT défend ses propositions auprès de l’employeur. Une première réunion est prévue en début d’année 2022.

Retrouvez-ci-dessous nos 6 propositions

N’hésitez pas à revenir vers nous pour toute remarque, question sur ces propositions ou votre situation individuelle.

Pouvoir d’achat : la CFDT demande une nouvelle fois l’ouverture de négociations pour les salaires des agents de catégorie C

Retrouvez ci-dessous la déclaration préalable de la CFDT lors du dernier comité technique sur le pouvoir d’achat.

Retours sur la Matinale « Lutte contre l’usure professionnelle et pour la prévention de la pénibilité » le 9 décembre dernier

Le jeudi 9 décembre dernier, une trentaine de militants, adhérents et sympathisants, ont partagé informations (réglementaires, interlocuteurs, dispositifs nationaux et locaux) et expériences autour de l’usure professionnelle. Les échanges ont été riches et fructueux. Il ne fallait pas moins d’une matinée pour débroussailler ce sujet.

Ce qui ressort est qu’il est très important de bien connaitre ses droits, les différents interlocuteurs pour faire face à une situation d’usure.

Et que l’on est plus fort collectivement pour obliger l’employeur à mettre des moyens à la hauteur des enjeux. La CFDT, que ce soit au niveau national ou à la section Ville de Rennes / Rennes Métropole / CCas a fait de la lutte contre l’usure professionnelle une de ses priorités.

Retrouvez ci-dessous :

  • Le support avec des définitions réglementaires, une présentation des interlocuteurs de nos collectivités et les leviers existants.
  • Un focus sur la RQTH
  • La liste des 11 métiers les plus pénibles ouvrant droit à une réduction du temps de travail

Pour tout projet de reconversion de mobilités, contacter les permanents de la section pour vous accompagner et vous informer.

Vaccination et passe sanitaire, le dialogue social ne doit pas être une option

Téléchargez ci dessous au format PDF le communiqué de presse de notre SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA FÉDÉRATION INTERCO CFDT à propos de la vaccination ainsi que sur le pass sanitaire :