Salaires : le minimum de traitement passe à l’indice majoré 352 depuis le 1er mai 2022

L’augmentation du SMIC au 1er mai 2022 entraine une aug­men­ta­tion du traite­ment min­i­mum dans la fonc­tion publique. Les grilles indi­ci­aires sont mod­i­fiées en conséquence.

Quelques rap­pels :

  • Le gou­verne­ment a promis un dégel de la valeur du point d’indice pour “cet été”
  • La valeur du point d‘indice brut est de 4,686 €
  • La valeur du point d‘indice net est de 3,719 € (Le “net” cor­re­spond à un salaire indi­cié prenant en compte la retenue Pen­sion (11,10 %) ainsi que les CSG (9,2 %) & CRDS (0,5 %) appliqués sur 98,25 % du salaire brut. Ne sont pas prises en compte les primes (RIF­SEEP, IR, PFR, IAT, NBI, …), ni la RAFP (retraite addi­tion­nelle de la fonc­tion publique), ni l’Indemnité de Rési­dence (1 % et 3 %), ni l’indemnité com­pen­satrice de la hausse de la CSG, ni le prélève­ment de l’impôt à la source (PAS))

Du fait du rat­tra­page du SMIC au 1er mai 2022, l’indice de traite­ment min­i­mum de la Fonc­tion Publique est réé­valué, pas­sant de 343 à 352 (en indices majorés).

Cette mise à jour inter­vient sur les grilles C1, C2 et B1 (min­i­mum de traite­ment = 352)

Les grilles C3 et B2 ainsi que les grilles de caté­gorie A ne sont pas impactées.

Vous noterez l’absur­dité pour les agents de caté­gorie C de la grille C qui com­men­cent à l’indice 352 (min­i­mum de traite­ment) et gag­neront … 2 points au bout de … 9 ans !!

Le minimum de traitement de la fonction publique va augmenter, le 1er mai, d’un peu plus de 42 euros bruts mensuels (33,46 € nets), afin de tenir compte de la hausse du SMIC qui interviendra à la même date.

En conseil des ministres du mercredi 20 avril, le gouvernement a examiné un projet de décret qui prévoit une revalorisation du minimum de traitement dans la fonction publique.

Ce décret, publié au JO du 21-04-22, précise qu’à compter du 1er mai 2022, une progression de 9 points d’indice majoré (de 343 à 352) sera effective, ce qui sous entend que :

  • En valeur brute, le minimum de traitement s’établira à 1.649,48 euros bruts mensuels pour un plein temps, contre 1.607,31 euros bruts mensuels actuellement.
  • En valeur nette (hors primes et indemnités diverses) il sera de 1309,20 euros nets mensuels pour un plein temps, contre 1275,74 euros nets mensuels actuellement : gain 33,46 € nets.

Au mois de mars, la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques avait annoncé que le minimum de traitement dans la fonction publique serait maintenu “quoi qu’il arrive” au-dessus du SMIC.

Il s’agit de tenir compte de la hausse de 2,65% du SMIC au 1er mai prochain, qui portera celui-ci à 10,85 euros bruts par heure et 1.645,58 euros bruts mensuels pour un plein temps. Des montants qui sont fixés par un arrêté paru ce 20 avril au Journal officiel.

Le Code du travail prévoit que lorsque l’indice national des prix à la consommation atteint une hausse d’au moins 2% par rapport à l’indice constaté lors de l’établissement du SMIC immédiatement antérieur, le SMIC est “relevé dans la même proportion à compter du premier jour du mois qui suit la publication de l’indice”.

L’application de cette règle conduit à la hausse du SMIC de 2,65% au 1er mai prochain, qui représente environ 34 euros nets par mois en plus pour les personnes les plus faiblement rémunérées.
Elle avait déjà conduit à une première hausse du SMIC le 1er octobre 2021 (+2,2%) et à une seconde le 1er janvier 2022 (+0,9%).
Dans ces deux cas, le gouvernement avait déjà choisi de relever le minimum de traitement de la fonction publique, préférant cette option à celle du versement d’une indemnité, dite différentielle.

Cette augmentation concernera les rémunérations des agents classés dans les 7 premiers échelons de la catégorie C1, les 3 premiers échelons de la catégorie C2,  ainsi que les 2 premiers échelons de la catégorie B1.
Selon le gouvernement, c’est environ 694.000 agents des 3 fonctions publiques qui vont voir leur rémunération progresser le 1er mai prochain, du fait du relèvement du minimum de traitement.

En priorité le pouvoir d’achat !

Dans une tribune parue dans le journal « Marianne » publiée le 28 avril 2022, la secrétaire générale de la CFDT Fonction publique, Mylène Jacquot demande que les questions de pouvoir d’achat soient prioritaires.

En lien avec l’augmentation du Smic et l’inflation, il faut des mesures d’urgence sur la valeur du point d’indice et sur les grilles. Et il faudra aussi construire l’ouverture de négociation sur le pouvoir d’achat des agents publics, leurs rémunérations, leurs carrières.

Pour Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques, la question du pouvoir d’achat dans la Fonction publique apparaît cruciale et doit être l’objet de réformes rapides.

Le scrutin présidentiel est achevé. Certes, nul ne sait encore quelle sera la majorité issue des élections législatives du mois de juin. Pour autant, les enjeux touchant à la Fonction publique et ses 5,6 millions d’agents ne peuvent attendre tant ils sont importants !

En priorité le pouvoir d’achat ! L’augmentation du SMIC au 1er mai appelle en effet des mesures d’urgence.

La hausse de la valeur du point d’indice qui permet de calculer le salaire brut des fonctionnaires, est indispensable.

Après dix ans de quasi-stagnation, la CFDT estime qu’elle ne peut être inférieure à 3 % ; soit a minima 42 euros nets par mois pour un agent en début de carrière de catégorie C. Mais même à ce niveau de 3 %, cette hausse du point d’indice sera insuffisante. C’est pourquoi il faut très rapidement revoir les grilles de rémunérations ; sans quoi, les agents de catégorie C seront payés au SMIC pendant plus de dix ans, les agents de catégorie B pendant au moins 4 ans. Quant aux fonctionnaires de catégorie A, ils seront recrutés à peine 150 euros au-dessus du SMIC ! En outre, une rétroactivité de la mesure est nécessaire. La CFDT appréciera ces mesures d’urgence comme un ensemble, qui devra faire l’objet d’une concertation.

LA DÉMOCRATIE SOCIALE DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Il faudra ensuite négocier, au-delà des seules mesures catégorielles, pour donner à tous les agents – fonctionnaires et contractuels –, des perspectives salariales qui garantissent la progression de leur pouvoir d’achat tout au long de leur carrière, reconnaissent leurs montées en compétences, leurs parcours professionnels, leurs prises de responsabilités et tout simplement leur engagement professionnel apprécié au quotidien par les citoyens, et particulièrement pendant les années de crise. Cette négociation devra intégrer les questions d’égalité professionnelle car les marges de progrès dans ce domaine sont aussi réelles qu’indispensables.

« Il faut que le futur gouvernement et les employeurs publics soient au rendez-vous ! »

Enfin, il faut rendre les métiers des trois fonctions publiques plus attractifs. C’est vrai pour l’hôpital bien sûr, mais aussi pour tous les secteurs des services à la personne, de l’enseignement, de la recherche publique, de la culture, des transitions écologiques et technologiques, du social… Au-delà de cette liste, il faut aussi mieux reconnaître les agents en charge de l’encadrement – y compris supérieur et dirigeant – puisque leurs niveaux de rémunérations peuvent être trois fois inférieurs à ceux du privé. Investir dans leur formation, leur accompagnement, mobiliser leurs compétences indiscutables en leur accordant plus de confiance, mieux gérer leurs carrières permettrait ainsi de limiter drastiquement le recours aux cabinets extérieurs…

Mais pour avancer sur tous ces sujets – réorganiser en même temps les services sur les territoires –, il faut du dialogue social… et donc que les employeurs publics respectent les organisations syndicales ! La CFDT s’est opposée à la loi de transformation de la Fonction publique, a déjà obtenu que sa mise en œuvre soit amendée et améliorée. Elle poursuivra sans relâche son engagement pour faire vivre la démocratie sociale dans la Fonction publique. Cependant la CFDT ne peut le faire seule : il faut que le futur gouvernement et les employeurs publics soient au rendez-vous !

Par Mylène Jacquot

Le droit d’alerte et de retrait des agents territoriaux en 10 questions

Titulaires ou contractuels, tous les agents publics doivent exercer leurs fonctions en sécurité.

C’est ce que garantit le droit d’alerte et de retrait, face à danger grave et imminent.

01 – En quoi consiste le droit d’alerte et de retrait ?

Dès lors qu’il a un motif raisonnable de penser que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou pour sa santé, ou qu’il constate une défectuosité dans les systèmes de protection, l’agent territorial doit en aviser immédiatement son supérieur hiérarchique. On parle alors de « droit d’alerte ».

L’article 5-1 du décret du 10 juin 1985 précise qu’il peut également se retirer d’une telle situation. On parle dans ce cas d’un « droit de retrait », car l’agent n’encourt alors aucune sanction ni retenue sur sa rémunération. En l’occurrence, il importe peu que le danger perçu par l’agent se révèle, au final, inexistant ou minime. Il suffit que la crainte de l’intéressé ait été légitime, c’est-à-dire qu’il ait pu raisonnablement penser que sa situation de travail présentait un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé (art. 5-1).

En outre, l’autorité territoriale ne peut pas demander à l’agent de reprendre son activité dans une situation de travail présentant un danger grave et imminent. Elle doit prendre les mesures nécessaires pour que les agents concernés puissent cesser leur activité et se mettre en sécurité en quittant immédiatement leur lieu de travail.

02 – Qu’est-ce qu’un « danger grave et imminent » ?

Un danger grave et imminent s’entend comme une menace directe pour la vie ou la santé du fonctionnaire ou de l’agent, c’est-à-dire une situation de fait pouvant provoquer un dommage à l’intégrité physique ou à la santé de la personne.

Le danger en cause doit donc être grave, c’est-à-dire susceptible d’entraîner des conséquences définitives ou, en tout cas, longues à effacer et importantes, au-delà d’un simple inconfort. La température des locaux de service jugée trop basse par un agent ne peut fonder l’exercice de son droit de retrait (1), de même que la présence de déjections de chauve-souris dans une école, comme l’a confirmé le Conseil d’Etat (2).

S’agissant du caractère imminent du danger, cela suppose qu’il soit susceptible de se réaliser brutalement dans un délai rapproché (circulaire du 12 octobre 2012). Cette menace concerne plus spécialement les risques d’accident, puisque ce dernier est dû à une action soudaine entraînant une lésion du corps humain. Ainsi, le danger peut résulter d’une machine, d’un processus de fabrication, d’une situation ou d’une ambiance de travail.

Par exemple, un agent chargé de nettoyer les portes extérieures d’une maison de retraite où des inconnus s’étaient introduits à plusieurs reprises n’a pas pu invoquer son droit de retrait (3).

En revanche, un agent a pu invoquer son droit de retrait pour refuser de monter dans le godet d’un tracteur levé à quatre mètres du sol pour monter sur une échelle et installer des illuminations  (4).

03 – Quelles sont les limites du droit de retrait ?

Le droit de retrait doit s’exercer de telle manière qu’il « ne puisse créer pour autrui une nouvelle situation de danger grave et imminent » (décret du 10 juin 1985, art. 5-1).

Par « autrui », on entend toute personne susceptible, du fait du retrait de l’agent, d’être placée elle-même dans une situation de danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Il peut donc s’agir de collègues de l’agent, mais aussi, le cas échéant, de tiers tels que les usagers du service public (circulaire 12 octobre 2012).

De plus, certaines missions de sécurité des biens et des personnes sont incompatibles avec l’exercice du droit de retrait dans la mesure où sa mise en œuvre compromettrait l’exécution même des missions propres de ce service (lire la question n°4).

04 – Quelles missions sont incompatibles avec l’exercice d’un droit de retrait ?

Les missions incompatibles avec l’exercice d’un droit de retrait sont déterminées par un arrêté interministériel du 15 mars 2001.

Il s’agit, pour les agents du cadre d’emplois des sapeurs-pompiers, des missions opérationnelles définies par l’article 1424-2 du code général des collectivités territoriales.

Cela concerne, pour les agents des cadres d’emploi de police municipale et pour les agents du cadre d’emploi des gardes champêtres, et en fonction des moyens dont ils disposent, les missions destinées à assurer le bon ordre, la sécurité, la santé et la salubrité publique, lorsqu’elles visent à préserver les personnes d’un danger grave et imminent pour la vie ou pour la santé.

Lorsque ces agents ne peuvent se prévaloir du droit de retrait, ils exercent leurs missions dans le cadre des dispositions des règlements et des instructions ayant pour objet d’assurer leur protection et leur sécurité.

05 – Quelle est la procédure à suivre ?

Précisée par le décret du 10 juin 1985 (à compter du 1er janvier 2023, décret n°2021-571), la procédure permettant la mise en œuvre du droit de retrait se décompose en deux phases :

  • une « phase d’alerte » sur l’existence d’un danger grave et imminent ou d’une défectuosité dans les systèmes de protection (lire la question suivante)
  • et une « phase d’enquête » sur la réalité du danger et les mesures à prendre le cas échéant.

Dès lors que l’autorité ­territoriale est informée de la situation, elle doit procéder immédiatement à une enquête, en compagnie du membre du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT, formation spécialisée du comité social) qui a signalé le danger.

L’autorité territoriale prend ensuite les mesures nécessaires pour remédier à la situation. Elle informe le CHSCT des décisions prises.

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06 – Comment déclencher l’alerte ?

L’agent qui a un motif raisonnable de penser que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, s’il constate une défectuosité dans les systèmes de protection, doit en aviser son supérieur hiérarchique. Il doit l’alerter, soit avant de se retirer de son poste de travail, soit en même temps.

L’alerte peut également être déclenchée par un membre du CHSCT, ou à défaut par un membre du comité technique, qui constate – notamment par l’intermédiaire de l’agent ayant exercé son droit de retrait – une cause de danger grave et imminent. L’autorité territoriale doit en être avisée immédiatement. Ce signalement est formalisé par écrit dans un registre spécial (lire la question n°9).

07 – Que se passe-t-il en cas de désaccord sur la mise en œuvre du droit de retrait ?

En cas de divergence sur la réalité du danger ou la façon de le faire cesser, le  CHSCT est réuni en urgence dans un délai de vingt-quatre heures maximum.

En cas de désaccord persistant, après l’intervention du ou des agent(s) chargé(s) d’une fonction d’inspection (ACFI) dans le domaine de la santé et la sécurité, l’inspection du travail peut notamment être sollicitée par l’autorité territoriale ainsi que la moitié, au moins, des représentants titulaires du personnel au sein du  CHSCT .

Le cas échéant, ces interventions donnent lieu à un rapport adressé conjointement à l’autorité territoriale, au CHSCT et à l’ACFI. Ce rapport indique, s’il y a lieu, les manquements en matière d’hygiène et de sécurité et les mesures proposées pour remédier à la situation. Dans les quinze jours suivants, l’autorité territoriale doit apporter une réponse motivée à l’auteur du rapport (lire la question suivante).

En cas de désaccord persistant, le décret du 10 mai 2021 ­prévoit qu’à compter du 1er  janvier 2023, ­l’inspecteur du travail sera obligatoirement saisi (décret n° 2021-571, art. 68).

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08 – Quels éléments de réponse doit apporter l’autorité territoriale ?

Elle doit indiquer les mesures prises immédiatement après l’enquête réalisée à la suite du signalement du danger, les mesures prises après l’avis émis par le CHSCT réuni en urgence, celles prises au vu du rapport et enfin, celles qu’elle va prendre ainsi que le calendrier de leur mise en œuvre. Une copie de la réponse de l’autorité territoriale est adressée au CHSCT et à l’ACFI.

09 – Qu’est-ce que le registre spécial ?

Le registre spécial (voir modèle en annexe de la circulaire du 12 octobre 2012) est coté et ouvert au timbre du CHSCT (décret du 10 juin 1985, art. 5-3 ; décret n° 2021-571, art. 68). Sous la responsabilité de l’autorité territoriale, ce registre est tenu à la disposition des membres du CHSCT et de tout agent qui est intervenu dans la procédure de mise en œuvre du droit de retrait.

Enfin, tout avis figurant sur le registre doit être daté et signé. Il doit également comporter l’indication des postes de travail concernés, la nature du danger et sa cause et le nom de la ou des personnes exposées. Lorsqu’un membre du CHSCT (ou à défaut un membre du comité technique) constate un danger grave et imminent, son avis sur la situation de danger est consigné dans ce registre spécial. Les mesures prises par l’autorité territoriale y sont également inscrites.

10 – Que se passe-t-il à l’issue de la procédure ?

Lorsque la situation de danger grave et imminent a été confirmée, le retrait de l’agent est justifié. Il ne peut être ni sanctionné, ni contraint à reprendre son travail tant que le danger persiste. L’autorité territoriale peut néanmoins lui confier un autre travail correspondant à sa qualification professionnelle.

S’agissant des agents contractuels, ils bénéficient de droit du régime de réparation applicable en cas de faute inexcusable de l’employeur définie à l’article L452-1 du code de la sécurité sociale : il en va ainsi dans la mesure où ils relèvent du régime général de la sécurité sociale et auraient été victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, alors que ces agents ou un membre du CHSCT avaient signalé au chef de service un risque qui s’est effectivement réalisé (art. 5-4 du décret de 1985 modifié).

En revanche, lorsque le retrait de l’agent a été considéré comme injustifié, l’agent peut faire l’objet d’une retenue sur salaire (en cas d’absence de service fait) et de poursuite disciplinaire.

Si la situation de danger grave et imminent ne persiste plus, l’autorité territoriale pourra, si nécessaire, mettre en demeure l’agent de reprendre le travail. Elle n’est toutefois pas tenue d’inviter cet agent à reprendre son travail dès que la situation de danger a disparu.

RÉFÉRENCES

  • Décret n°85-603 du 10 juin 1985 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail et à la médecine professionnelle et préventive dans la fonction publique territoriale, dans sa version consolidée au 17 avril 2008.
  • Arrêté du 15 mars 2001 portant détermination des missions de sécurité des personnes et des biens incompatibles avec l’exercice du droit de retrait dans la fonction publique territoriale, JORF du 24 mars 2001.
  • Circulaire du 12 octobre 2012 relative à l’application du décret du 10 juin 1985 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la médecine professionnelle et préventive.

Sources : la gazette des communes

POUVOIR D’ACHAT : LA CFDT PLUS QUE JAMAIS MOBILISÉE !

L’ensemble des agents publics subissent l’inflation et seule une hausse de la valeur du point accompagnée d’une révision en urgence des grilles est de nature à̀ répondre aux conséquences de l’inflation.

La CFDT interpellera le nouveau Gouvernement dès qu’il sera connu. Elle fera connaitre ses revendications pour les agents publics !

Il faut que le gouvernement et les employeurs publics soient au rendez vous !

Dans une tribune parue dans le journal « Marianne » publiée le 28 avril 2022, la secrétaire générale de la CFDT Fonction publique, Mylène Jacquot demande que les questions de pouvoir d’achat soient prioritaires.

En lien avec l’augmentation du Smic et l’inflation, il faut des mesures d’urgence sur la valeur du point d’indice et sur les grilles.

Et il faudra aussi construire l’ouverture de négociation sur le pouvoir d’achat des agents publics, leurs rémunérations, leurs carrières.

Pour Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques, la question du pouvoir d’achat dans la Fonction publique apparaît cruciale et doit être l’objet de réformes rapides.

Le scrutin présidentiel est achevé. Certes, nul ne sait encore quelle sera la majorité issue des élections législatives du mois de juin. Pour autant, les enjeux touchant à la Fonction publique et ses 5,6 millions d’agents ne peuvent attendre tant ils sont importants !

En priorité le pouvoir d’achat ! L’augmentation du SMIC au 1er mai appelle en effet des mesures d’urgence.

La hausse de la valeur du point d’indice qui permet de calculer le salaire brut des fonctionnaires, est indispensable. Après dix ans de quasi-stagnation, la CFDT estime qu’elle ne peut être inférieure à 3 % ; soit a minima 42 euros nets par mois pour un agent en début de carrière de catégorie C. Mais même à ce niveau de 3 %, cette hausse du point d’indice sera insuffisante. C’est pourquoi il faut très rapidement revoir les grilles de rémunérations ; sans quoi, les agents de catégorie C seront payés au SMIC pendant plus de dix ans, les agents de catégorie B pendant au moins 4 ans. Quant aux fonctionnaires de catégorie A, ils seront recrutés à peine 150 euros au-dessus du SMIC ! En outre, une rétroactivité de la mesure est nécessaire. La CFDT appréciera ces mesures d’urgence comme un ensemble, qui devra faire l’objet d’une concertation.

LA DÉMOCRATIE SOCIALE DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Il faudra ensuite négocier, au-delà des seules mesures catégorielles, pour donner à tous les agents – fonctionnaires et contractuels –, des perspectives salariales qui garantissent la progression de leur pouvoir d’achat tout au long de leur carrière, reconnaissent leurs montées en compétences, leurs parcours professionnels, leurs prises de responsabilités et tout simplement leur engagement professionnel apprécié au quotidien par les citoyens, et particulièrement pendant les années de crise. Cette négociation devra intégrer les questions d’égalité professionnelle car les marges de progrès dans ce domaine sont aussi réelles qu’indispensables.

« Il faut que le futur gouvernement et les employeurs publics soient au rendez-vous ! »

Enfin, il faut rendre les métiers des trois fonctions publiques plus attractifs. C’est vrai pour l’hôpital bien sûr, mais aussi pour tous les secteurs des services à la personne, de l’enseignement, de la recherche publique, de la culture, des transitions écologiques et technologiques, du social… Au-delà de cette liste, il faut aussi mieux reconnaître les agents en charge de l’encadrement – y compris supérieur et dirigeant – puisque leurs niveaux de rémunérations peuvent être trois fois inférieurs à ceux du privé. Investir dans leur formation, leur accompagnement, mobiliser leurs compétences indiscutables en leur accordant plus de confiance, mieux gérer leurs carrières permettrait ainsi de limiter drastiquement le recours aux cabinets extérieurs…

Mais pour avancer sur tous ces sujets – réorganiser en même temps les services sur les territoires –, il faut du dialogue social… et donc que les employeurs publics respectent les organisations syndicales ! La CFDT s’est opposée à la loi de transformation de la Fonction publique, a déjà obtenu que sa mise en œuvre soit amendée et améliorée. Elle poursuivra sans relâche son engagement pour faire vivre la démocratie sociale dans la Fonction publique. Cependant la CFDT ne peut le faire seule : il faut que le futur gouvernement et les employeurs publics soient au rendez-vous !

Par Mylène Jacquot

GRILLES INDICIAIRES CAT A,B,C APPLICABLES AU 1er MAI 2022

Cette mise à jour résulte du rattrapage du SMIC.

Elle intervient sur les grilles C1, C2 et B1.

Les grilles C3 et B2 ainsi que les grilles de catégorie A ne sont pas impactées.